Rappel des faits de la 2nde semaine :
5 jours de marche parmi les splendeurs himalayennes, sous un soleil intense et un ciel de geai, sur des chemins où il vaut mieux que l’œil guette la pierre plus haute que sa voisine car elle pourrait bien faire choir le contemplatif randonneur. Rencontre magique avec la Nanda Devi.
3 oct. : de Mapa (3400 m) à Martoli (3200 m)
On s’est couché en ne sachant pas qu’elle sera l’étape du jour puisqu’une randonneuse subit les affres d’une avarie musculaire. Donc réveil en point d’interrogation. La sagesse (hindoue ?) s’étant installée dans les duvets des guides, elle a conseillé de jouer la carte de la prudence : ne pas passer par le col du Ralam à 4700 m et prendre le chemin de l’aller dans l’autre sens pour rentrer. La déception inhérente à cette décision est à la hauteur du grand soulagement de ne pas surexploiter les muscles cardiaques pour atteindre 4700 mètres (sportifs du dimanche nous ??!). Deux bonnes heures suffisent pour atteindre Martoli, le charmant village où nous avions fait le stock de bonnets angora à l’aller (si vous avez bien tout suivi la saison 2). Le campement est établi près d’un petit lac sacré de ce village. Le plus beau site de campement de tout le trek ! Cette mini-étape est l’occasion d’une journée de photos, lessive et repos pour certains. Les autres partent pour une ballade sans prétention jusqu’à 4000 mètres (pour la 1ere fois pour moi. Presque trop facile ! si, si !!) et jusqu’à 4430 mètres pour les plus irréductibles des irréductibles. Messieurs, vous avez presque réussi à user la peau des mollets de Patrick ! Remerciement spécial à Jean-Marie qui m’a ouvert le chemin des 4000… avec plaisir. La surprise du jour est un saucisson made in France est monté se faire déguster tout là-haut, à 4000 !! Même si la nourriture indienne est savoureuse et nous régale depuis plus de 15 jours… Waouh, ce que c’est bon !! Les papilles gustatives s’affolent, en demandent encore, et encore. Cette initiation à la gastronomie française n’est pas du goût des guides locaux pas musulmans pourtant. Cela nous en fait plus comme ça. C’est mesquin comme pensée mais quel estomac ne l’a pas eu, hein ??! Demain, on repartira vraiment en direction du point de départ du trek, la ville de Munsyari. Un sentiment étrange commence à s’installer… comme le début de la fin, comme le long début d’un long retour. Il reste 6 jours à profiter de ces décors magnifiques, des levers de soleil lunaires, de la chaleur du groupe, de la bonne humeur matinale, des soirées tout de gants et de bonnets vêtus, des nuits où le corps doit slalomer entre les cailloux, de cette ambiance si spécifique de l’itinérance, hors du temps et des repaires d’une autre vie. Haut les cœurs !
4 oct. : de Martoli (3200m) à Nahar devi (3000 m)
Dernière nuit à 3000 m, au pied d’une falaise verticale au-dessus des tentes : impressionnant !
5 oct. : de Nahar devi (3000 m) à Lilam (1800 m)
Les cœurs se serrent encore un peu plus. C’est la dernière nuit sous tente…
6 oct. : de Lilam (1800 m) à Munsyari (2100 m)
Dernières heures de marche. Dernière montée avant la suivante ?? Non, cette fois-ci, c’est bien la dernière. Et digne d’un entrainement de GI. Histoire de bien suer, histoire de bien s’en rappeler. On rejoint la route où des 4X4 nous ramènent à l’hôtel à Munsyari. Cette fameuse route qui avait perdu sa trace, à cause des fortes pluies de la moisson, commence à retrouver sa voie. Impressionnante efficacité indienne !
La tristesse de la fin du voyage est un peu effacée par l’extase d’une douche intégrale (vêtements et corps séparément quand même), la joie d’une après-midi dans les ruelles de Munsyari et d’une soirée largement arrosé de bières (après 10 jours, les mouettes ont pieds depuis longtemps) et de bons plats. On découvre aussi nos bobines dans la presse locale. Un article relate l’exploit réalisé par le chauffeur du mini-bus, notre Schumacher, qui nous a amené 10 jours auparavant à Munsyari. Cela faisait plusieurs mois qu’un mini-bus n’avait atteint cette ville. Nuit émouvante déjà pleine de souvenirs.
7 oct. : de Munsyari à Kathgodam
Une looongue journée en mini-bus sur les routes toujours très sinueuses et époustouflantes jusqu’à la gare de Kathgodam. Mini-nuit dans le train pour Delhi. Ca aussi, c’est la « Der des Ders ».
8 oct. : Delhi
Arrivée matinale pour garder le rythme. Faudrait pas croire que c’est la fin des réveils matinaux et des micro-nuits ! Journée « Fais chauffer les roupis » et charge ton sac à dos d’un maximum de souvenirs : épices, thé, châles, vêtements, bijoux, objets sculptés… On cherche des cadeaux pour Jean-Marie et Patrick, histoire de lester leurs sacs à dos trop légers. Et on trouve… après les avoir chassé d’une boutique où ils faisaient également leurs emplettes. Pour eux, ces cadeaux semblent une surprise de la taille d’un éléphant jouant aux échecs ! Pour nous, une évidence indienne !
9 oct. : Delhi-Doha-Paris
Dernier lever hyper-matinal à 1h30 pour prendre les taxis qui nous amènent à l’aéroport. Dernier trajet tout klaxons hurlants. On est habitué maintenant et on apprécie ce dernier trajet à la juste hauteur vertigineuse de ce voyage. Pas moins de 10 barrages et contrôles sont franchis avant de s’assoir dans l’avion pour Doha. Cela a même réussi à énerver notre placide Jean-Marie. Les jeux du Commonwealth se tenant à Delhi viennent de débuter et sont la raison du pourquoi. Décollage… Bye-bye incredible India… See you soon !!!
Atterrissage sur le tarmac parisien dans l’après-midi. Le soleil nous accueille. Cela réchauffe un peu les cœurs et les corps fatigués, tellement heureux et enchantés de ce voyage. Les mots sont bien faibles, vous l’aurez compris. Embrassades et au revoir. Chacun repart par où il est arrivé…
Happy end :c)



- Jean-Philippe (Nord-Pas de Calais), l'as des siestes improvisées, toujours rasé de près.
- Jérémy (Nord-Pas de Calais), photographe et secoureur de ces dames.
- Gabriel (Paris), photographe-graffeur, toujours en tête.


- Enzo (Rhône-Alpes), made in Italy, ardant supporter stephanois.
- Pierre-Henri (Rhône-Alpes), la force tranquille à l'estomac insatiable.
- Surendra (Inde), incredible guide, toujours prêt, toujours souriant.
- Jean-Marie (Bretagne) - le capitaine de vaisseau du treck, guide hautement savoyard 6 mois par an.
- Patrick (Rhône-Alpes), auvergnat d'âme et guide haut-savoyard docteur ès Inde et éléphant.
Voir l'album photo de la 3eme semaine




Val ... je n'ai qu'un mot ... TOPISSIME!!!!
RépondreSupprimerMerci pour cette belle histoire!
Je la lirai et la relirai encore et encore ...
Beaux résumé, beaux mots, belles sensations et belles émotions ...
J'ai presque pleuré à la fin ...
Que de beaux souvenirs que je suis ravie d'avoir partagés avec toi.
MERCI!
Gros bisous
Oassa
Coucou la belle,
RépondreSupprimerBen voilà je viens de lire le dernier volet de cette magnifique aventure que tu as su nous faire partager.
C'est un magnifique voyage! Et comme tu sais si bien le faire, tu as su nous faire partager avec une telle générosité tes souvenirs et tes émotions.
Merci beaucoup.
J'avoue, tu m'as donné envie de voir l'Incredible India, et pour quoi pas passer le bonjour de ta part à la Nanda Devi....
Bisous
Karine